Bonjour à tous,

Vous trouverez ci-dessous, la déclaration de la Ministre des sports, puis les recommandations du HCSP, et celles du médecin fédéral (elles sont souvent redondantes). Il faut que vous compreniez le contexte de reprise (un peu comme à l’école…). En GRAS ce qui est important.

Il faudra adapter les groupes et l’enseignement au moins jusqu’aux nouvelles mesures du gouvernement, avec en point de mire l’éventuelle ouverture de nos plages par M.Olive avec l’accord du Préfet, peut-être fin de semaine prochaine.

La situation évolue et nous devons nous soumettre aux décisions politiques.

Restez vigilants sur les articles du site, les groupes (jours et horaires) créés par Greg sont susceptibles d’évoluer très vite, il faut donc que vous répondiez par texto si vous souhaitez mettre votre enfants, sur quel(s) créneau(x) assez précisément pour que Greg rééquilibre les groupes.

Bonne lecture, c’est un petit peu long, mais il est nécessaire que vous en preniez connaissance et que vous décidiez ou pas de revenir ou de faire revenir votre enfant dans cette période incertaine.

Prenez soin de vous et de vos proches et respectez les gestes barrières

Bruno

Reprise de l’activité sportive

30 avril 2020

Dans la continuité des annonces du Premier ministre mardi 28 avril à l’Assemblée nationale, et au regard des recommandations du Haut Conseil de la santé publique, la ministre des Sports, Roxana MARACINEANU rappelle qu’il sera possible de pratiquer une activité sportive individuelle en plein air à partir du 11 mai, en respectant les règles de distanciation physique, dans les espaces ouverts autorisés et en fonction de la situation sanitaire de chaque territoire (zone rouge ou verte).

La ministre étudie, depuis plusieurs semaines et en lien étroit avec son écosystème, des trajectoires de reprise de l’activité pour les différents secteurs du sport avec la santé des pratiquants et des athlètes pour seule boussole.

Elle poursuit ses consultations avec le mouvement sportif et les collectivités territoriales, les acteurs économiques, les services et les établissements ainsi que les représentants des agents du ministère pour définir l’opérationnalité et le calendrier de cette reprise de l’activité sportive.

Ce travail de co-construction s’inscrit dans le cadre énoncé par le Premier ministre, à savoir :

Une reprise individualisée du sport pour tous les Français

La ministre rappelle la nécessité pour les Français de pratiquer une activité sportive tant du point de vue du bien-être que de la santé de chacun. La pratique d’une activité physique et sportive est un enjeu de santé publique d’autant plus dans la crise que nous traversons.

Néanmoins, sur les recommandations du Haut Conseil de Santé Publique, une distanciation physique spécifique entre les pratiquants est une condition indispensable à la pratique de l’activité physique.

Ces activités pourront se faire :

  • Sans limitation de durée de pratique
  • Sans attestation
  • Dans une limite de distance du domicile inférieure à 100 km ;
  • En limitant les rassemblements à 10 personnes maximum ;
  • En extérieur ;
    Et sans bénéficier des vestiaires qui peuvent être mis à disposition pour les activités de plein air.

Les critères de distanciation spécifiques entre les personnes sont les suivantes :

  • une distance de 10 mètres minimum entre deux personnes pour les activité du vélo et du jogging ;
  • une distance physique suffisante d’environ 4m2 pour les activités en plein air type tennis, yoga, fitness par exemple
    Des spécifications complémentaires en fonction des activités seront fournies prochainement par le ministère des sports.

Les activités sportives qui ne permettent pas cette distanciation (sports collectifs, sport de combat) ne pourront pas reprendre dans l’immédiat. Le ministère des sports proposera une liste exhaustive des disciplines et sports concernés par cette interdiction provisoire dans un guide pratique en cours d’élaboration. Un nouveau point d’étape sera fait d’ici au 2 juin pour évaluer les modalités de reprise des pratiques sportives en salles et des disciplines qui nécessitent un contact.

Reprise individuelle pour les sportifs de haut niveau et professionnels

Les règles définies pour l’ensemble des Français valent pour les sportifs de haut niveau et professionnels qui pourront reprendre une activité à haute intensité à partir du 11 mai mais exclusivement dans une logique individuelle dans le respect strict des règles de distanciation.

Après une période de deux mois de confinement, cette phase de réathlétisation devra s’inscrire dans une démarche progressive pour éviter les blessures et toute contamination, et selon un protocole médical et sanitaire précis élaboré par le ministère des Sports avec les fédérations et ligues sportives sous l’autorité du ministère de la Santé.

Le sport professionnel ne fait pas exception à l’interdiction de pratiquer des sports collectifs ou à contacts. Compte tenu des préconisations du Haut Conseil de la santé publique, et en accord avec le Président de la République et Premier ministre, la Ministre n’a pas jugé cette exception compatible avec la doctrine sanitaire fixée.

C’est pourquoi, le Premier ministre a annoncé que la saison 2019-2020 de sport collectifs professionnels ne pourra pas avoir lieu.

A ce stade, le ministère des Sports précise qu’aucune compétition sportive ne pourra avoir lieu avant le mois d’août, y compris à huis clos.

Par ailleurs, comme l’a annoncé le Premier ministre, les manifestations sportives rassemblant plus 5 000 personnes sur un même lieu ne pourront se tenir avant le mois de septembre.

Un travail étroit est déjà engagé avec les gestionnaires d’espaces de pratiques sportives, à titre principal les collectivités territoriales afin de mettre en œuvre ce plan de reprise progressif du sport pour garantir son opérationnalité dans la réalité et la diversité de nos territoires. Un travail croisé avec le mouvement sportif est également lancé pour adapter la pratique aux contraintes sanitaires de chaque discipline et de chaque territoire.

De la même manière que le ministère des Sports accompagne quotidiennement l’ensemble des acteurs du sport dans cette crise, des mesures nouvelles de soutien seront étudiées pour permettre au sport professionnel de surmonter cette période difficile.

En parallèle, le ministère étudie les conditions de réouverture progressive et de façon coordonnée avec le ministère de l’Education nationale, de l’INSEP et tous ses établissements pour y accueillir les sportifs. Naturellement, la réouverture des CREPS doit préalablement faire l’objet d’une discussion avec l’ensemble des régions concernées, en fonction aussi des règles sanitaires qui s’appliquent localement, et les agents du ministère qui œuvrent au quotidien au service du sport français.

À ce titre, la Ministre des Sports rappelle qu’elle sera très vigilante à la sécurité des personnels qui travaillent au service des usagers dans les établissements.

 

NOTE D’INFORMATION du MÉDECIN FÉDÉRAL – Docteur Alain BAERT 

« La reprise de vos entraînements doit être respectueuse du protocole sanitaire préconisé par les mesures gouvernementales ». 

Après une période de mesures de prévention et notamment le confinement, qui a 

ipso facto mis fin aux activités physiques dans le cadre de nos clubs, les annonces 

gouvernementales quant à la possible fin de cette mesure posent le problème de la 

reprise de l’activité sportive à compter du 11 mai. 

Plusieurs points de contexte doivent au préalable être rappelés : 

– Les directives résultent d’un équilibre complexe entre des intérêts parfois 

contradictoires, mais La priorité reste la protection de la santé, qui d’un point 

de vue gouvernemental est la santé communautaire, celle du plan grand 

nombre et des plus fragiles. 

– Si beaucoup de données de qualité parfois très inégale sont disponibles quant 

à ce virus et ses conséquences, on ne sait pas tout. En particulier les 

informations que l’on souhaiterait disponibles pour fonder avec pertinence 

notre stratégie d’action sont souvent manquantes. 

– En conséquence, les hypothèses d’aujourd’hui ne seront peut-être plus 

celles de demain, et il faudra faire preuve d’une grande adaptabilité. 

– Pour tous, de manière certes inégale, cette épidémie de COVID-19 a eu et 

aura des conséquences sur notre histoire familiale, sur notre vie 

professionnelle, sociale, sur notre avenir immédiat. Une des caractéristiques 

de ces conséquences c’est le renoncement à des projets, à des habitudes, à 

des plaisirs. 

Si les activités de pratique sportives peuvent désormais être 

envisagées quelles en sont les contraintes ? 

Deux ordres de contraintes : 

Celles liées à de nouvelles règles de la pratique du sport, temporaires, 

qui ne peuvent s’affranchir de la stratégie globale de protection 

communautaire. 

Le gouvernement a indiqué quatre exigences : 

Les activités collectives en plein air restent interdites. 

Il ne sera possible de pratiquer dans des lieux couverts, ni des sports collectifs, ni 

des sports de contact. 

Sur la voie publique et dans les lieux privés, les rassemblements seront limités à 10 

personnes. 

Il ne pourra pas y avoir de compétition « même à huis clos » avant probablement fin 

juillet. 

Pour à la fois comprendre ces mesures et les étendre, nous reproduisons en annexe 

l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique concernant l’activité sportive, justifiant les 

mesures barrières particulières à mettre en place. 

La seule certitude de cette épidémie c’est l’efficacité des mesures barrières 

constituées par la distance physique entre les individus, la destruction physique 

du virus sur les surfaces afin de prévenir le portage vers notre extrémité 

céphalique (lavage fréquent des mains, à défaut solution hydro alcooliques). Ce 

sont nos seules armes franchement efficaces (les masques ne sont qu’un 

complément quand la distanciation ne peut être respectée). 

Aucune pratique sportive ne saurait justifier le fait de ne pas les respecter, avec la 

même attention que celle que nous portons aux règles de jeu. 

Celles qui résultent de l’interruption pendant plusieurs semaines de la 

pratique sportive. 

De manière générale on peut retenir que l’interruption de l’entrainement induit une 

perte de masse musculaire et de force musculaire y compris chez la population 

jeune. Il existe des données qui montrent que cette interruption s’accompagne d’une 

modification structurale du muscle. 

Par ailleurs, et ce n’est pas étonnant, il existe lors de la reprise un risque significatif 

accru de blessures notamment ligamentaires et tendineuses. 

En outre il existe aussi une modification de la capacité à l’effort, de la régulation 

hormonale, …etc. sans oublier l’impact psychologique de cet arrêt imposé et parfois 

mal compris. 

Ces éléments doivent fonder une reprise organisée et adaptée de la pratique 

sportive, qui tienne compte des conséquences de l’interruption à une pleine saison 

de la pratique. 

Il n’y aura que des dangers significatifs de reprendre le plan d’entrainement « là où 

on s’était arrêté », « comme si de rien ne s’est passé », mais je n’imagine pas un 

sportif y penser ! 

Tout aussi grave serait le fait de ne pas individualiser cette reprise

Les formes de l’infection sont différentes, la vulnérabilité de chacun variable. Les 

conséquences pour chacun de l’arrêt, même si elles résultent de mécanismes 

communs, ne peuvent être généralisées ; elles justifient la mise en place d’un plan 

personnel de reprise pour chaque sportif et non par groupe de sportif. 

Nous avons bien conscience de la difficulté et du travail que cela implique. Mais nous 

sommes persuadés que vous saurez vous organiser en réseau pour que de la 

discussion entre vous se construisent les bonnes solutions. 

La maladie infectieuse a-t-elle des conséquences particulières du 

fait de l’agent infectieux Covid-19? 

La question a été posée de l’utilité d’une démarche de tests préalables à la reprise de l’activité1, en raison de complications liées à l’infection Covid-19 en particulier sur 

le plan cardiovasculaire. 

Cette hypothèse qui reste théorique en absence d’études suffisantes s’appuie 

notamment sur la comparaison avec d’autres affections virales et certaines atteintes 

cardiovasculaires graves au cours de l’infection par Covid-19. On constate une 

nécessité de réentrainement à l’effort des malades graves sortis de réanimation, 

même si cela n’est pas strictement spécifique à l’infection liée au Covid-19. 

On ne peut en déduire cependant une évaluation du risque en cas d’activité sportive 

pour tout un chacun. 

Il faut pour ce virus comme pour beaucoup d’autres, bien dissocier les personnes 

infectées d’une part, et les personnes présentant des symptômes de l’autre. Ce sont 

des entités différentes qu’on a tendance à trop mélanger, et le corps médical le 

premier. Or cette confusion peut avoir des conséquences préjudiciables. Mais les 

atteintes cardiaques asymptomatiques ou peu symptomatiques dans la population 

1 Les tests PCR et sérologiques n’ont aucune utilité …. 

sportive ayant été exposée au virus sont possibles, même si aucune étude ne vient 

apporter d’information permettant de bâtir une stratégie de prévention. 

Les infections virales ne sont pas compatibles avec l’effort. En effet, 

l’inflammation qui accompagne l’infection virale, peut toucher le myocarde au même 

titre que les autres muscles « courbaturés » (on parle de myocardite) est une cause 

majeure de mort subite liée à la pratique sportive. Elle favorise la survenue de 

troubles du rythme ventriculaire à l’effort, et principalement selon la durée de l’effort 

et l’intensité. 

Quand on a de la fièvre ou des courbatures, on doit absolument arrêter le sport 

et ne pas en faire pendant les huit jours qui suivent (règle 9 des 10 règles d’or 

édictées par le Club des cardiologues du Sport), qu’en raison des inconnues 

actuelles nous conseillons d’étendre à 14 jours (comme le confinement …). 

Il s’agit ensuite de ne pas produire d’effort violent, de rester en dessous de 80 % de 

sa fréquence cardiaque maximale, de ne pas faire de longues séances. 

Lors de la reprise de l’activité sportive les symptômes suivants doivent amener à 

arrêter la pratique et consulter rapidement : douleurs thoraciques, essoufflement 

inhabituel, fatigue intense avec intolérance à l’entrainement, palpitations ou 

variations anormales de la fréquence cardiaque, malaises ou syncopes à l’effort. 

Certaines propositions ont circulé tendant à définir un protocole d’examens préalable 

à la reprise d’activités sportives, mais cela concerne essentiellement des sportifs 

professionnels ou assimilés. Et on touche ici à un domaine assez particulier où les 

enjeux ne sont pas strictement les mêmes que notre champ de pratique, entre autre 

parce que cette activité sportive est justement l’activité soumise aux contraintes du 

monde du travail. 

C’est le sens de l’avis du Haut Comité de Santé Publique : « Les activités sportives 

professionnelles peuvent reprendre avec des règles spécifiques permettant de 

garantir la sécurité de l’ensemble des athlètes et après un examen médical attentif 

du fait de l’arrêt brutal des entraînements ». 

Le choix de la stratégie est complexe car il apparait pour le moins illusoire de définir 

une recherche de myocardite chez tout sportif au motif qu’il y a eu une épidémie. 

La bonne recommandation pourrait être que le sportif prenne un avis médical 

lorsqu’il a été malade du Covid-19. 

ANNEXE – Recommandations du HCSP

Les activités physiques contribuent à un risque élevé de transmission respiratoire par 

une ventilation soutenue (vélo, footing) pratiquées de manière rapprochée par 

plusieurs personnes. Lors d’activités physiques, les émissions de gouttelettes sont 

particulièrement importantes et à risque de transmission. Le risque de transmission 

manu porté en pratique sportive par les objets partagés doit également pris en 

compte (nettoyage/désinfection des équipements sportifs). 

La distance entre deux personnes pratiquant une activité sportive doit être 

suffisamment augmentée bien au-delà d’un mètre, par exemple 5 m pour une 

marche rapide et 10 m pour la pratique du footing ou une pratique du vélo). 

Ainsi, en milieu extérieur, cette distance minimale doit être augmentée lors d’exercice 

à plusieurs personnes et doit tenir compte de l’espace entre les pratiquants (côte à 

côte ou devant/derrière). 

Le HCSP recommande d’organiser les activités physiques extérieures (vélo, footing) 

en respectant une distance de sécurité permettant de protéger les personnes ne 

pratiquant pas cette activité sportive. En conséquence, ces activités doivent être 

pratiquées dans des zones de faible densité de population, ou si possible dans des 

espaces dédiés, permettant d’éviter le croisement avec d’autres personnes, et en 

respectant une distance nettement supérieure à un mètre (ex. 5 m pour une marche 

rapide et 10 m pour un footing ou une pratique du vélo). 

La reprise éventuelle des activités sportives individuelles intérieures (gym, danse, 

tennis, athlétisme, natation, etc.) doit tenir compte des capacités d’organisation de 

ventilation et de respect d’une distance physique suffisante (ex. 4m2 par personne 

environ). 

Les activités sportives individuelles extérieures peuvent reprendre en veillant au 

respect strict des mesures de distanciation physique et d’hygiène des mains du fait 

du risque de transmission manu porté directe ou indirecte (balles,…..). 

Les activités collectives ne pouvant pas respecter une distance physique suffisante, 

les activités de contact et les activités aquatiques pouvant générer des aérosols ne 

devraient pas être autorisées à la reprise dans un premier temps. 

2 Préconisations du Haut Conseil de la santé publique relatives à l’adaptation des mesures barrières et de distanciation sociale à mettre en œuvre en population générale, hors champs sanitaire et médico-social, pour la maîtrise de la diffusion du SARS-CoV-2 (20 avril 2020). 

Le HCSP ne recommande pas la reprise des sports collectifs dans une première 

phase du déconfinement. Il déconseille l’ouverture des vestiaires sportifs collectifs, 

lieux potentiels de contamination. 

Les activités sportives professionnelles peuvent reprendre avec des règles 

spécifiques permettant de garantir la sécurité de l’ensemble des athlètes et après un 

examen médical attentif du fait de l’arrêt brutal des entraînements. 

Les ERP spécifiques, comme les piscines publiques, nécessiteraient lors d’une 

éventuelle réouverture, les mesures ci-dessous (adaptées à cet exemple) : 

  • De procéder aux opérations adaptées d’entretien et de purge du réseau d’eau 

froide afin d’évacuer le volume qui a stagné dans les canalisations intérieures 

pendant la durée de la fermeture. 

  • De mettre en œuvre les mesures prévues dans l’arrêté du 1er février 2010 relatif à 

la surveillance des légionnelles dans les installations de production, de stockage et 

de distribution d’eau chaude sanitaire, lorsqu’un ERP a fermé ses portes pendant 

plusieurs semaines. 

Persistance des virus dans l’eau de piscine et les milieux humides 

  • Aucune étude concernant la survie du SARS-CoV-2 dans l’eau de piscine n’est 

disponible à l’heure actuelle. L’eau des piscines ne semble pas un lieu propice pour 

la survie et le développement des virus. Les virus qui possèdent une enveloppe – 

virus grippaux ou virus de la famille des coronavirus – sont trop fragiles et survivent 

trop peu longtemps dans le milieu extérieur pour se transmettre dans les piscines. 

  • Les virus ne peuvent pas se répliquer en dehors des tissus de leur hôte et ne 

peuvent pas se multiplier dans l’environnement. Par conséquent, la présence de 

virus dans une piscine est le résultat d’une contamination directe par les baigneurs, 

qui peuvent excréter des virus par des rejets fécaux non intentionnels ou par la 

libération de fluides corporels tels que la salive, le mucus ou les vomissures. 

Entretien et maîtrise de la prolifération des virus dans les piscines 

  • Des normes strictes sont imposées pour traiter les eaux de piscine de façon à 

inactiver les micro-organismes, dont les virus. L’eau des piscines publiques doit être 

filtrée, désinfectée et désinfectante, et répondre aux normes physiques, chimiques et 

microbiologiques du Code de la santé publique. Ces traitements doivent être 

capables d’éliminer les micro-organismes sans irriter la peau, les yeux et les 

muqueuses. Le chlore, utilisé sous forme gazeuse dans les piscines publiques, est le 

produit le plus employé car il cumule efficacité, facilité d’utilisation et innocuité. 

  • Ces mesures de désinfection doivent s’accompagner des règles d’hygiène strictes 

et comportementales des baigneurs et d’une limitation de la capacité d’accueil des 

établissements. 

Capacité d’accueil des piscines C’est le nombre maximal de personnes (baigneurs et 

non baigneurs) pouvant se trouver simultanément dans l’établissement. 

  • Réglementairement, pour les piscines couvertes, cette capacité ne peut pas 

dépasser 1 baigneur par mètre carré (m2) de plan d’eau. Il paraît toutefois plus sûr de 

compter 2 baigneurs pour 3 m2, voire 1 pour 2 m2. 

  • Réglementairement, pour les piscines en plein air, cette capacité ne peut pas 

dépasser 3 baigneurs pour 2 m2 de plan d’eau. 

Recommandations du HCSP : 

  • S’assurer du respect du Code de la santé publique destiné à contrôler les dangers 

microbiologiques dans les piscines publiques traitées avec un désinfectant adapté. 

  • Faire respecter, en cette période initiale de déconfinement, une distanciation 

physique minimale et les règles comportementales des baigneurs (bonnet, douches, 

pédiluves, absence de troubles digestifs) dans les bassins et les espaces d’une 

piscine collective. 

  • Interdire l’accès aux piscines aux personnes présentant des signes respiratoires ou 

digestifs (Panneaux informatifs dans l’entrée). 

  • Inviter les baigneurs hors de l’eau à respecter les gestes barrières (éternuer, 

tousser dans ses mains et de réaliser un lavage des mains à l’eau et au savon 

immédiatement après) pour éviter une transmission interindividuelle en dehors des 

bassins. 

  • Assurer le nettoyage/désinfection des locaux hors bassins, selon les protocoles 

habituels en insistant plus régulièrement sur les zones fréquemment touchées par les 

nageurs. 

  • De maintenir l’accès des piscines collectives aux baigneurs sous conditions de 

respect des recommandations ci-dessus. 

Quel que soit le type de piscine publique, le respect des normes de désinfection 

appropriées et des comportements individuels adaptés doit permettre d’éviter le 

risque de transmission hydrique du virus Covid-19. 

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